L’agriculture, un héritage à préserver

39% de la superficie du département est consacré à l’agriculture, une filière qui a façonné les paysages yvelinois et contribue à son essor économique.

©Philippe Guignard / Air Images

©Philippe Guignard / Air Images

Dans une région où l’urbanisation grignote chaque année quelque 2000 hectares de terre, l’agriculture yvelinoise entend défendre ses atouts pour continuer à jouer un rôle important dans l’économie locale. D’autant que l’avènement de nouvelles filières, soutenues par le Conseil départemental, ouvrent des perspectives d’avenir.

80 % d’espaces naturels couvrent la surface du territoire. Les terres agricoles en représentent la moitié. Héritage historique qui a façonné l’identité des paysages, l’agriculture fait partie du patrimoine des Yvelines, une filière à préserver.

Aujourd’hui encore, dans une région Ile-de-France où l’urbanisation grappille chaque année quelque 2000 hectares de terres, les Yvelines restent le 2e département agricole derrière la Seine-et-Marne. Si l’élevage, le maraîchage ou l’arboriculture sont encore bien présents, la culture céréalière est prédominante. Plus de 70 % des exploitants produisent en masse du blé, de l’orge, du maïs, et des oléagineux comme le colza.

Mais le nombre d’exploitations baisse régulièrement (952 en 2010 contre 2050 en 1988); le nombre d’emplois également (5272 actifs il y a 25 ans, aux alentours de 2000 de nos jours).

L’activité agricole dans les Yvelines

 CG78-Yvelines-Agriculture

Les principaux exploitants

  • Céréaliers : ils représentent plus 70% des agriculteurs yvelinois. Ils cultivent de grandes parcelles et font généralement de la production de masse.
  • Maraîchers : producteurs de légumes et de certains fruits.
  • Arboriculteurs : cultivateurs d’arbres (pépiniéristes) et d’arbres fruitiers (vergers).
  • Éleveurs : producteurs de viande (bœuf, porc, volailles).
  • Laitiers : éleveurs de vaches ou de brebis dans le but de produire et commercialiser le lait et tous ses dérivés (fromages, yaourts, etc.).

« Savoir cultiver la terre ne suffit plus »

Longtemps tapi dans l’ombre, le monde agricole fait depuis quelques années de vrais efforts pour se rapprocher de la vie sociétale : ouverture de fermes pédagogiques, interventions dans les écoles, rapprochement avec les acteurs locaux…

L’objectif est double : se faire connaître du grand public, et profiter de l’engouement du « manger local » pour proposer des produits en vente directe et regonfler ainsi un chiffre d’affaires en berne.

Et si vous alliez faire vos courses directement chez le producteur?
Sur son site internet, la chambre d’agriculture d’Ile-de- France propose un catalogue complet des fermes proposant la vente en direct de leurs produits. Céréales, farine, fruits, légumes, viande bovine ou porcine, produits laitiers, produits transformés : il y en a pour tous les goûts. Il suffit de cliquer sur l’onglet « Bienvenue à la campagne – Acheter des produits », sélectionner le département de son choix et se laisser guider par ses envies. Dans les Yvelines, 53 établissements sont ainsi répertoriés.
www.ile-de-france.chambagri.fr

500 000 euros, c’est le montant alloué chaque année par le Conseil départemental à l’aide aux agriculteurs

Chaque année, le Conseil départemental lance des appels à projets pour contribuer à maintenir une agriculture de qualité et compétitive sur son territoire. Il consacre ainsi un budget de 500 000 euros pour soutenir les projets structurants.

Des lames de déneigement pour dégager les zones rurales. Chaque hiver, plusieurs agriculteurs prêtent main forte aux agents du Conseil départemental pour assurer la viabilité hivernale des routes départementales. Le Département leur prête un lame adaptée aux tracteurs pour dégager les routes enneigées des zones rurales. En lien avec le Conseil départemental, ils interviennent lorsque les conditions météorologiques l’imposent pour permettre aux Yvelinois de circuler dans des conditions optimales.

Des produits locaux dans les cantines. Depuis le 1er janvier 2015, le Conseil départemental a intégré une clause de proximité dans le marché d’approvisionnement en denrées alimentaires des 71 cantines en gestion publique des collèges yvelinois. Et pour les collèges qui font appel à un prestataire privé, l’entreprise retenue s’est, entre autres, engagée à ce que 30% des fruits et légumes frais de saison soient issus des circuits courts.

Découvrez toutes les aides en faveur de l’agriculture

 

Vos remarques nous aident à progresser !

Vous avez une remarque à faire concernant le contenu de cette page. Des suggestions pour l'améliorer, une erreur à signaler,... utilisez le formulaire ci-dessous.