Entreprise solidaire : Les ambulances Didier

Une des premières entreprises de transport sanitaire des Yvelines à utiliser les contrats aidés

A l’origine, une famille

Depuis 40 ans sur Sartrouville, les ambulances Didier ont grandi en embauchant la plupart de leurs salariés dans le cadre de contrats aidés par le Département et l’Etat. Aujourd’hui, le groupe compte 4 entreprises et 60 salariés.

Didier Paulic, actuel président du groupe
“Entré en 1983 dans « Les ambulances Didier », à 20 ans, à l’époque où mon père dirigeait l’entreprise, je me suis occupé du personnel dès le début. A ce moment-là l’entreprise comptait trois salariés.

J’ai décroché un gros contrat et il a été nécessaire de trouver beaucoup de personnel. J’ai commencé avec les stages d’initiation à la vie professionnelle. J’ai dû être le roi du SIVP pendant un ou deux ans ! Puis j’ai continué avec les contrats de qualification et aujourd’hui les contrats de professionnalisation, le CI-RMA et le CID78. Je suis un habitué des embauches en contrats aidés.”

Didier Paulic, président du groupe de 4 entreprises de transport sanitaire : Ambulances Didier – Ambulances Saint Jean – Ambulances Saint André – Jussieu Secours.

Une entreprise en croissance

On a commencé en 1969 avec les ambulances Didier, aujourd’hui le groupe compte trois entreprises supplémentaires : les ambulances Saint Jean et Saint André et Jussieu Secours. Au total, c’est 60 salariés. J’essaye de diversifier les embauches, assez naturellement d’ailleurs en accueillant les candidatures, pour éviter tout communautarisme à l’intérieur de l’entreprise.

Par ailleurs, on remarque une sorte d’atomisation des entreprises dans le secteur du transport sanitaire, c’est-à-dire une multiplication du nombre de petites structures. Cette tendance est au détriment de la formation des salariés, car les petites entreprises ont moins de moyens pour envoyer leurs salariés en formation. Cependant, le diplôme se raréfiant, il se vend mieux !

Une équipe engagée pour un même service à la personne

Des contrats aidés en évolution

Le contrat aidé, c’est transparent pour le salarié. Il est intégré à l’entreprise et reçoit son salaire tous les mois. Tous bénéficient d’une offre de formation et le plus grand nombre obtient le diplôme d’ambulancier ou d’auxiliaire ambulancier et aboutit à un contrat en CDI.
Je crains que nous arrivions au bout des contrats aidés avec le CIE qui ne s’adresse plus qu’au plus de 50 ans. Ce n’est pas avec ce public que l’on va trouver la main d’œuvre dont les transports sanitaires ont besoin, car c’est un public plus en difficulté et notre métier reste assez physique. La conduite et le portage de brancards peuvent générer des maux de dos. Le pourcentage de réussite avec les salariés en insertion est aujourd’hui plus faible, par exemple pour la session de juillet 2010 en CI-RMA, sur les 4 candidats, il n’en reste plus que 2 trois mois plus tard. Pour certains salariés plus en difficulté, notamment avec la langue française, il faut la patience et l’investissement de toute l’équipe des collègues ambulanciers, pour leur donner leur chance de réussir.

Les employés aux postes administratifs sont tous d’anciens ambulanciers

Le transport sanitaire : un esprit de service

Tous les ambulanciers reçoivent une formation en secourisme, car le métier est constitué à 80 % de secours à la personne. Nous intervenons souvent en urgence par appels du 15, des pompiers ou du SAMU et dans nos déplacements, si nous rencontrons un accident, nous nous arrêtons pour venir en aide aux éventuels blessés. Certains salariés sont très motivés par cet aspect du travail et cette part d’imprévu, d’autres moins, mais tous doivent être capables pour ce type d’interventions. Les nouveaux locaux du groupe vont nous permettre de mettre en place des stages de remises à niveau en secourisme avec des mannequins. Devoir sauver une vie par un massage, c’est valorisant pour le métier.


Ambulancier : un métier avec ses contraintes

Les relations avec les hôpitaux ne sont pas toujours faciles. On amène une personne qui est reçue comme un problème, car sans autonomie, sur un brancard et on la laisse pour repartir pour une autre course. Les transports se font à deux et on alterne le rôle de conducteur et d’auxiliaire à l’arrière du véhicule au cours de la journée. On transporte de personnes appareillées sous perfusion ou oxygène.
Et quand on nous appelle pour rechercher la personne, on n’arrive pas tout de suite, les embouteillages de la région parisienne sont cause de beaucoup de tensions et retards. Le plus difficile dans ce métier, ce sont les relations avec les services extérieurs.


Des salariés témoignent

Philippe Goulmy, ambulancier diplômé

“Avec ma femme, je gérais un magasin d’alimentation et à 48 ans, je me suis retrouvé sans rien avec trois enfants, dont deux à charge, et aucun droit aux allocations chômage. J’ai dû me débrouillé seul et j’ai pris plusieurs petits boulots d’un mois ou moins. J’ai touché 800 euros de RMI pendant 4 mois. Par relation, j’ai entendu parler du métier d’ambulancier et j’ai fait un stage de découverte aux Ambulances Didier. Cela m’a plu et j’ai fait une reconversion complète. Je crois que ce métier doit devenir une vocation, car à certains moments c’est assez dur de recevoir des appels du 15. On est souvent bousculé par les horaires, c’est un aspect que l’on ne perçoit pas en débutant, or on a des pressions avec les rendez-vous et c’est tous les jours ! En formation, on essaye de nous apprendre la souplesse dans les relations et la gestion des tensions.”


Doudou Kamata, 35 ans, en formation d’ambulancier

“J’étais en région chartraine dans une entreprise de téléphonie depuis 5 ans, quand mon épouse a trouvé un travail en région parisienne. Dans le cadre d’un regroupement familial, j’ai commencé par exercer des petits boulots, puis j’ai sollicité une formation d’ambulanciers au Pôle emploi de Sartrouville. J’ai pu ainsi bénéficié en mai 2010 d’un stage de découverte aux Ambulances Didier, dans le cadre d’une Evaluation en Milieu de Travail. En juin j’ai signé un contrat CI-RMA pour 6 mois. Voulant continuer, je prépare le diplôme d’auxiliaire ambulancier dans un centre de formation à Tremblay-sur-Mauldre et vais passer les tests d’admissibilité pour une formation en alternance à l’école d’ambulancier à compter de janvier 2010. J’espère ainsi terminer ma formation en un an avec un CID78.
La formation nous apprend à lire cartes et plans, mais c’est surtout le côté relationnel du métier que je préfère.”

L’association a reçu du Conseil général des Yvelines le Label
“Entreprise pilote de l’insertion 2009″


Activités de l’entreprise :

Transport sanitaire : ambulanciers. L’objet des entreprises est de transporter des particuliers, enfants ou adultes, malades ou handicapés, de leur domicile à des centres de soins (hôpitaux, cabinets médicaux…).
Lieux d’interventions : les Yvelines, la Région Parisienne et plus ponctuellement la Province.

L’entreprise en quelques chiffres :

  • 1969 : création des Ambulances Didier
  • 2008 : création des Ambulances Saint Jean
  • 2010 : création des Ambulances Saint André. Ces deux entreprises utilisent l’enseigne Jussieu Secours 35 véhicules sanitaires dans le groupe
  • Septembre 2010 : 60 salariés et 38 contrats aidés signés entre 2009 et 2010
  • Juin 2010 :dernières embauches en CUI-CI-RMA

Coordonnées de l’entreprise :

Ambulances Didier
44 rue d’Estienne d’Orves
78500 Sartrouville
Tél. 01 39 15 28 17
Président, directeur : Didier Paulic
Tél. 06 80 12 71 20
didierpaulic@ambulancesdidier.com

Vos remarques nous aident à progresser !

Vous avez une remarque à faire concernant le contenu de cette page. Des suggestions pour l'améliorer, une erreur à signaler,... utilisez le formulaire ci-dessous.