Origine du réseau Yvelines Numériques
La mondialisation, la convergence des usages informatiques professionnels et des usages multimédia personnels, la convergence des terminaux (ordinateur, télévision, téléphonie, hi-fi) développent les échanges électroniques, grâce notamment à l’utilisation d’Internet. L’évolution de leurs contenus (images, vidéo, plans) et leur interactivité inhérente exigent la présence sur un territoire de réseaux de télécommunications de très grande capacité, capables de véhiculer d’énormes volumes d’informations, dans le respect de conditions draconiennes de qualité, de sécurité et de confidentialité auxquelles les entreprises sont particulièrement attachées.
La fibre optique est le support privilégié de ces infrastructures de communication électronique en raison des débits pratiquement illimités qu’elle permet de transmettre avec une qualité de transmission exceptionnelle.
La présence de telles infrastructures optiques est une condition nécessaire mais non suffisante de développement et d’attractivité des territoires. Elle est un support, destiné à véhiculer des informations traitées et acheminées par des opérateurs de télécommunications, dont les offres de services cherchent à répondre aux besoins de leurs clients. Sans ce support, ou sans un accès facile à ce support, la concurrence entre les opérateurs ne peut se développer.
Le Département a réalisé en 2002 une étude très poussée sur l’état des réseaux de télécommunications sur son territoire dont les conclusions furent les suivantes :
- un déséquilibre en termes de présence de réseaux optiques entre les différentes parties du territoire (zones rurales vs zones denses) a été constaté. En dehors de France Télécom, l’offre commerciale d’opérateurs alternatifs à l’opérateur historique se limitait à quelques zones à forte densité économique (secteurs de Vélizy-Villacoublay et de Saint-Quentin-en-Yvelines) ;
- malgré un marché télécoms à fort potentiel, et compte tenu de leur situation financière dégradée, les opérateurs ne pouvaient pas investir dans les Yvelines au-delà de ce qui avait déjà été construit, en raison des coûts de déploiement à consentir prohibitifs (les travaux de génie civil représentent en moyenne 80% de ce coût).
Ce diagnostic a permis de mettre en évidence que, sans action incitative de nature publique, portant sur la mise à disposition d’infrastructures optiques nouvelles, les services à très haut débit ne pourront pas être délivrés dans les Yvelines de manière concurrentielle.
Sur la base de ce constat, le 25 octobre 2002, l’Assemblée départementale adoptait un premier plan départemental de déploiement du haut débit dans les Yvelines, motivé ainsi :
Objectifs du réseau Yvelines Numériques
Le réseau Départemental, baptisé Yvelines Numériques, permet d’assurer en 2012 la desserte directe des entreprises mais pas encore celle des particuliers.
Le Conseil général des Yvelines a également souhaité offrir à la communauté académique et scientifique des Yvelines (groupement « ROYAL ») une solution d’ensemble pour relier à très haut débit ses différents sites, en configurant en conséquence le réseau Yvelines Numériques.
En résumé, ce réseau permet donc aux opérateurs de proposer:
- des services à très haut débit pour les entreprises, les collectivités et la communauté scientifique et universitaire
- des services ADSL dégroupés pour les particuliers.





