Des infrastructures insuffisantes, des matériels inadaptés
Il existe un retard important en matière de réalisation et de modernisation des infrastructures ferroviaires dans les Yvelines, malgré l’existence de nombreux projets qui ont fait l’objet d’études. Force est de constater en effet que parmi les projets ferroviaires inscrits au Contrat de Plan Etat-Région 2000-2006 (CPER 2000-2006), et malgré un financement complémentaire du Conseil général des Yvelines, peu de réalisations ont été engagées.
En outre, de nombreux points noirs demeurent, constituant de véritables « goulets d’étranglement » qui, en l’absence de leur traitement, empêchent toute augmentation du nombre de trains (exemples de Porchefontaine et de Mantes-La-Jolie).
A cela s’ajoute la vétusté d’une partie du matériel et l’absence de modernisation des installations au sol (remplacement des rails, signalisation…), sources d’irrégularités des trains (retards, annulations …).
Des attentes très fortes des Yvelinois
Le réseau ferré des Yvelines, essentiellement radial vers Paris, n’offre pas une bonne qualité de desserte (fréquences insuffisantes, pas de cadencement), notamment dans la moitié Ouest du département. Ce qui se traduit par une capacité insuffisante de transport particulièrement marquée aux heures de pointe.
D’ailleurs, les Yvelinois ne s’y trompent pas et attendent :
- des améliorations en matière de fréquences et d’amplitude tant en heures de pointe qu’en heures creuses ;
- plus de trains directs,
- le renforcement des services en « contre pointe » et en heures creuses ;
- et l’augmentation de la capacité dédiée au transport de voyageurs.
Si un plan d’amélioration a été mis en œuvre par la SNCF pour la période 2004 – 2007, il existe une grande dispersion des résultats entre les lignes. Aussi les écarts restent importants avec les objectifs inscrits et les aspirations des Franciliens. Les usagers ne seront en mesure de constater ces améliorations que si elles sont significatives et durables.
S’agissant de la qualité et du confort dans les trains et les gares, les attentes sont également fortes et portent sur :
- un renforcement de « la police ferroviaire », notamment le week-end,
- des trains plus confortables,
- des gares plus propres,
- une meilleure information,
- la baisse de la tarification, notamment pour le ticket à l’unité ou pour la carte orange (suppression ou réduction du nombre de zones),
- l’augmentation de la capacité et la baisse de la tarification du stationnement au niveau des pôles d’échange.
Des réponses insuffisantes de la Région
Dans le cadre de sa révision du SDRIF, la Région préconise de privilégier sur les radiales SNCF, la desserte de la proche Couronne au détriment de la Grande Couronne, et donc des Yvelines.
Les Yvelines sauront se faire entendre…
C’est la raison pour laquelle le Conseil général des Yvelines a d’abord mis en avant l’ensemble des points importants qu’il souhaite défendre à travers une politique globale et cohérente dans le Schéma Départemental de Développement Equilibré de son territoire (SDADEY).
C’est à travers le Schéma des Déplacements Yvelinois (SDY), et en accroissant sa participation financière, que le Conseil général veut inscrire son action et peser dans le débat pour permettre la réalisation des améliorations indispensables sur le réseau et les infrastructures ferroviaires.






