Mercredi 14 juin à 20 h 30

- concert complet -

Russell Braun · baryton
Carolyn Maule · piano

F. MENDELSSOHN
·Venezianisches Gondellied Op 57, 5
·Die Liebende schreibt Op 86, 3
·Der Mond Op 86, 5
·Frage Op 9,1



R. SCHUMANN
·Dichterliebe

Im wunderschönen Monat Mai
Aus meinen Tränen spriessen
Die Rose, die Lilie, die Taube, die Sonne
Wenn ich in deine Augen seh
Ich will meine Seele tauchen
Im Rhein, im heiligen Strome
Ich grolle nicht
Und wüssten's die Blumen, die kleinen
Das ist ein Flöten und Geigen
Hör' ich das Liedchen klingen
Ein Jüngling liebt ein Mädchen
Am leuchtenenden Sommermorgen
Ich hab im Traum geweinet
Allnächtlich im Traume seh ich dich
Aus alten Märchen winkt es
Die alten bösen Lieder

Pause


H. WOLF
·Italienisches Liederbuch

Gesgnet sei durch den die Welt entstund
Dass doch gemalt all deine Reize wären
Hoffärtig seid Ihr schönes Kind
Geselle, woll’n wir uns in Kutten hüllen
Sterb’ ich
Benedeit die seel’ge Mutter
Heb’ auf dein blondes Haupt
Ein Ständchen euch zu bringen


G. FAURÉ
·L'Horizon chimérique

La mer est infinie
Je me suis embarqué
Diane, Séléné
Vaisseaux, nous vous aurons aimés


M. RAVEL
·Don Quichotte à Dulcinée

Chanson romanesque
Chanson épique
Chanson à boire

 

 


SCHUMANN

 

 

 

 

 

 

Entrée libre
Les billets vous seront envoyés
sur simple demande dans la limite
des places disponibles.
L'accès ne sera pas autorisé pendant l'éxécution
des oeuvres
Renseignements
et réservations à partir du 10 mai :
Conseil Général des Yvelines
S. O. A. C.
9, rue Antoine Coypel - 78000 Versailles
téléphone 01 39 07 70 92
par email : ipaunet@cg78.fr

 Versailles
Chapelle Royale du Château


Ce magnifique édifice est la cinquième chapelle de Versailles. Commencé en 1699, sur les plans de Jules Hardouin-Mansart, il fut terminé en 1710 sous la direction de Robert de Cotte. C'est un majestueux vaisseau dont il faut admirer la noble architecture et la luminosité. La blancheur est discrètement relevée par les ors du maître-autel et de l'orgue, ainsi que par la polychromie des peintures de la voûte et des marbres du dallage. Suivant la tradition des chapelles palatines, celle-ci comporte deux étages, les tribunes étant réservées à la famille royale, aux princes du sang et aux principaux personnages de la Cour.

La décoration peinte et sculptée illustre avec précision le parallélisme entre l'Ancien et le
Nouveau Testament. Les peintures de la voûte représentent les trois personnages de la Trinité :
au centre, le Père Eternel, dans sa Gloire, apportant au monde la promesse du rachat par
Antoine Coypel ; dans le cul-de-four de l'abside, la Résurrection du Christ par Charles de la Fosse ; au-dessus de la tribune royale, la Descente du Saint-Esprit sur la Vierge et les Apôtres par Jean Jouvenet (cette peinture, qui domine la place du Roi, rappelle que celui-ci, en recevant, le jour de son Sacre, les mêmes onctions qu'un évêque, était considéré, lui aussi, comme l'héritier des Apôtres). Aux extrémités de la voûte centrale, deux médaillons de bronze doré représentent Charlemagne et Saint-Louis ; tandis qu'entre les fenêtres hautes, les douze Prophètes préfigurent les douze Apôtres, représentés aux plafonds des tribunes latérales.

Les sculptures, d'une finesse extraordinaire, prolongent ce symbolisme : figures de Vertus couronnant les fenêtres des tribunes ; anges tenant les instruments de la Passion aux arcades du rez-de-chaussée, bas-reliefs des piliers où les étapes du Calvaire alternent avec d'admirables trophées religieux. Elles sont l’oeuvre de toute une équipe de sculpteurs, parmi lesquels on relève les noms de Le Lorrain, Thierry, Guillaume et Nicolas Coustou, Frémin, Magnier, Lemoyne, Le Pautre, Van Clève, etc. Le maître-autel de bronze doré est l'oeuvre de Van Clève, la gloire où brille le triangle de Jahveh, les anges qui adorent et le bas-relief représentant le Christ mort sur les genoux de sa mère.

Les autels secondaires sont dédiés aux saint-patrons des membres de la famille royale. Les
deux principaux sont placés dans une petite construction en saillie vers le nord et contenant
deux chapelles superposées : au rez-de-chaussée, la chapelle Saint-Louis ornée d'une peinture de Jouvenet, Saint Louis soignant les blessés après la bataille de la Massoure ; à l'étage, la chapelle de la Vierge, dont l'autel de Sainte Thérèse, décoré d'une extase de la Sainte par Santerre. Les autres autels, placés dans les bas-côtés et le déambulatoire du rez-de-chaussée, n'ont été achevés que sous Louis XV ; ils sont ornés d'admirables bas-reliefs de bronze par Adam l'ainé (Sainte Adélaïde quittant Saint Odilon), Verberckt (Sainte Anne instruisant la Vierge), Bouchardon (Saint Charles Borromée pendant la peste de Milan), Ladatte (Martyre de Saint Philippe), Adam le cadet (Martyre de Sainte Victoire).

Dans la tribune située au-dessus du maître-autel est placé le très bel orgue, dont le mécanismeest de Cliquot et dont le buffet, magnifiquement sculpté et doré, est l'oeuvre de Le Goupil, Taupin et Dugoulon. Autour de cet orgue, dont le plus illustre titulaire fut François Couperin le Grand, se plaçaient musiciens et choristes chargés d'interpréter les grands motets avec choeurs et orchestre composés par Lulli, Charpentier et Delalande. Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, la Chapelle Royale servit de cadre aux cérémonies religieuses de la Cour de France : messe quotidienne du Roi, prestation de serment des nouveaux chevaliers du Saint Esprit, Te Deum pour les victoires militaires, baptèmes et mariages princiers, dont le plus célèbre est sans doute celui qui unit, le 16 mai 1770, le Dauphin futur Louis XVI, avec l'Archiduchesse Marie-Antoinette d'Autriche.

 

 



Musique & Architecture · Festival des Yvelines 2006