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Ce procédé d’estampe originale a été
mis au point par Bernard Pras à la fin des années 80. Il
tire son nom du fait qu’il s’effectue sur une pâte à
papier encore fraîche, donc mouillée.
L’idée essentielle est d’imprimer feuille par feuille
un papier à l’état de pâte. Le séchage
du papier et de l’encre s’effectue en même temps. L’impression
intervient avant l’existence de la feuille de papier, ce qui permet
d’obtenir des reliefs supérieurs à ceux obtenus par
les techniques traditionnelles. C’est aussi le seul procédé
qui permet d’éviter l’écrasement du papier au
moment de l’impression: la plaque traditionnelle a été
remplacée par une matrice faite d’une matière souple
et élastique à base de caoutchouc. Cette matrice qui épouse
parfaitement la maquette sur bois réalisée par l’artiste
est ensuite encrée à la main et s’applique sur la
pâte à papier qui, à ce moment, dégage par
pression l’eau qu’elle contient.
Nom donné aux petits émergements du métal de la plaque
gravée par déplacement de la matière dont la partie
creusée à sec remonte au-dessus du plan de gravure de la
plaque. On les trouve dans les techniques de la manière noire et
de la pointe sèche.
Outil composé d’une tige à l’extrémité
acérée et d’un manche en forme de champignon afin
que la main le dirige, le burin laboure un trait net en soulevant un copeau
de métal. Les approches techniques du burin se sont développées
afin de reproduire les qualités visuelles de peintures ou de dessins
d’artistes célèbres.
Nombre d’épreuves identiques produites en fonction d’une
diffusion. La numérotation apparaît généralement
au bas et à gauche de l’image. Ainsi, par exemple, 8/50,
signifie que cette image est la huitième d’une édition
de cinquante exemplaires. L’artiste peut imprimer quelques épreuves
pour son usage personnel, il inscrit alors E.A (épreuve d’artiste)
ou A.P (Artist’s proof), voire H.C (hors commerce). Le nombre d’épreuves
d’artiste admis généralement est de dixième
de l’édition. Celle –ci est limitée et la garantie
de cette limitation est affirmée par une épreuve d’annulation,
c’est-à-dire, une épreuve qui prouve que l’on
a fait subir à l’élément imprimant sa détérioration.
On entend par gravure en relief les approches qui consistent à
graver à l’aide d’outils un support pouvant être
une planche de bois, de linoléum ou certaines matières plastiques,
les tailles creusées étant destinées à être
blanches à l’impression, car l’encre sera déposée
sur la surface intacte de la planche.
Le support utilisé est une planche de bois qui a été
coupées transversalement dans le tronc de l’arbre. Ce bois
au grain très fin et dont les fibres n’ont pas de direction
est taillé à l’aide de burin.
Cette technique servait à la réalisation des clichés
avant l’apparition de la photogravure.
Ce procédé permet les fondus les plus fins dans des dessins
caractérisés par la qualité esthétique de
clair-obscur. La plaque est d’abord grainé uniformément
à l’aide d’un outil à la lame courbe et dentelé
appelé « berceau ». Chaque dent du berceau creuse une
petite cavité entouré de barbe qui retiendra l’encre
et donnera le noir velouté caractéristique à cette
approche technique. La plaque de cuivre ayant été recouverte
de cette texture granuleuse qui donne un noir uniforme, l’artiste
procède à la création du dessin en grattant les barbes
à l’aide de grattoirs afin d’obtenir des tons de gris
et en polissant les surfaces à l’aide de brunissoirs afin
d’effacer l’entaille laissées par les dents du berceau
et d’obtenir ainsi des blancs.
Cette technique permet la reproduction facile d’une image en plusieurs
couleurs. En utilisant le procédé photo-mécanique,
on extrait de l’image à reproduire le jaune, le cyan, le
magenta et le noir. L’impression successive de ces quatre couleurs
restitue l’image
Cette technique permet de créer des empreintes de tissu ou autres
matières texturées. L'artiste utilise pour ce faire un vernis
rendu plus adhérent par l’addition de suif. Il pose ensuite
sur la plaque vernie le matériel dont il désire l’empreinte
et il exerce une pression pour que le vernis se détache du métal
et adhère sur les reliefs du matériel. L’artiste peut
alors procéder à la morsure afin que l’acide creuse
les marques de l’empreinte mise à nu. Lorsque encrée,
cette empreinte apparaîtra en positif.
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Ce procédé est utilisé pour obtenir des tonalités
de gris, des noirs uniformes ainsi que des effets de lavis. Pour créer
cette texture fine qui permettra de retenir l’encre selon la densité
nécessaire pour les différentes valeurs de gris, l’artiste
recouvre d’abord la plaque d’une couche uniforme de résine
en poudre. La plaque est ensuite chauffée pour liquéfier
et fixer la résine sur sa surface. Le graveur procède alors
à la délimitation des formes du dessin en protégeant
les zones blanches avec du vernis puis il plonge la plaque dans le bain
d’acide. La texture granuleuse de l’aquatinte est créée
par la morsure du métal resté à nu entre les grains
de résine
L’artiste obtient des gris de tonalités plus ou moins foncées
en variant le temps de morsure. On peut aussi obtenir des effets de lavis
en appliquant l’acide au pinceau sur la surface.
Outil comportant une lame d’acier courbe bordée de nombreuses
petites dents qui permet de couvrir par balancements successifs la surface
d’une plaque.
La collagraphie est un procédé par lequel on fabrique une
matrice destinée à être imprimée en creux ou
en relief ou les deux simultanément en créant des dénivellations
par collage de matériaux divers. Le procédé le plus
fréquent consiste à créer une matrice sur un support
de carton, mais on peut aussi utiliser une plaque de matière plastique.
Impression d’une planche gravée ou perforée. La forte
pression de la presse déforme le papier et l’oblige à
épouser le relief. Procédé généralement
utilisé sans encre.
Terme générique pour toutes les impressions et spécialement
pour toutes les techniques de la gravure en creux (taille douce)
La gravure en creux ou intaglio désigne tout l’ensemble des
procédés de gravure sur plaque de métal, habituellement
le cuivre ou le zinc dont les cavités retiendront l’encre,
alors que la surface sera minutieusement essuyée. On distingue
deux grandes approches techniques :
-les procédés en taille directe par lesquels le métal
est entaillé directement à l’aide d’un outil
pouvant être le burin, la pointe-sèche, les roulettes ou
le berceau
-les procédés liés à l’eau-forte qui
impliquent un ensemble d’approches caractérisé par
des traits ou texture creusée à l ‘aide d’un
acide qui corrode les surfaces de métal non protégées.
Pour l’impression d’une matrice dont l’image est inscrite
dans les zones creusées, il faut essentiellement que les creux
conservent l’encre et que la surface en relief de la plaque reste
blanche. Pour ce faire, il faut encrer la plaque en poussant bien l’encre
dans les tailles creusées. On procède ensuite à l’essuyage
de la surface de la plaque à l’aide d’une tarlatane
sorte de coton à fromage légèrement empesé,
ou de morceaux de papier ou de la paume de la main. On place ensuite la
plaque sur le lit d’une presse à cylindre. Une feuille de
papier humidifiée est déposée sur la plaque et on
recouvre le tout d’un feutre pour finalement passer sous la pression
exercée par le cylindre de la presse. L’encre fortement pressée
sortira et sera transmise à la surface du papier
Il est possible de transférer une image photographique, sur une
plaque de métal afin de pouvoir imprimer cette image selon le procédé
d’impression en creux. Pour obtenir l’image photographique
en creux sur la plaque de métal, on recouvre d’abord la plaque
de pellicule ImagOn, celle-ci ayant la propriété de devenir
plus résistante lorsqu’elle est atteinte par les rayons de
lumières ultraviolets. La différenciation entre la zone
du dessin qui doit être en creux et la zone de relief se fait en
utilisant un typon qui est une pellicule plastique transparente sur laquelle
l’image apparaît en zones opaques. On pose le typon sur la
surface photosensible et on procède à l’insolation.
Les rayons ultraviolets durcissent la pellicule non protégée
alors qu’au contraire celle-ci restera fragile là où
les zones opaques du typon auront empêché la lumière
de traverser. On procède à l’enlèvement de
la pellicule non atteinte par la lumière de à l’aide
d’une solution aqueuse de carbonate de soude. Ces zones seront donc
plus creuses et elles pourront être encrées et essuyées
à la façon plaques d’intaglio sans que l’on
fasse subir à la plaque un bain d’acide, car la seule dénivellation
créée dans la pellicule est suffisante. Il est cependant
possible de creuser la plaque à l’aide d’acide et d’enlever
la pellicule avant de procéder à l’impression.
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Ce procédé est une variante de l’aquatinte mise au
point afin que l’application du vernis au pinceau puisse donner
un motif positif, l’aquatinte classique impliquant, au contraire,
de recouvrir de vernis les parties blanches entourant le motif. L’artiste
procède en deux opérations. Il crée d’abord
son dessin au pinceau en utilisant comme liquide protecteur une solution
visqueuse d’eau saturée de sucre ou de sirop de maïs.
Quand le dessin est presque sec, il recouvre toute la surface de la planche
d’une mince couche de vernis pour eau-forte. Lorsque ce vernis,
il plonge la plaque dans un bain d’eau chaude qui ramollit le sucre
et soulève le vernis qui le recouvre. Le métal correspondant
au dessin est alors mis à nu tandis que le reste de la plaque demeure
protégé par le vernis. Pour que le dessin apparaisse en
noir ou en valeurs de gris, l’artiste applique une résine
sur la plaque et procède à la morsure de l’aquatinte
Outil servant à aplatir les barbes émergeant de la plaque,
ou bien à atténuer des tailles.
Ce terme désigne l’ensemble des procédés par
lesquels une plaque de métal est gravée par l’acide.
Pour fabriquer la matrice, il faut que les parties blanches soient protégées
par un vernis et que le métal soit mis à nu là où
le dessin doit être attaqué par l’acide. La plaque
ainsi préparée est plongée dans un bain d’acide
et le métal est creusé plus ou moins profondément
selon le temps d’immersion de la plaque et la force de l’acide.
Outil dont la lame métallique fixée sur un manche en bois
a un profil en creux arrondi qui permet de creuser la planche de gravure
sur bois pour achever de dégager les parties restant saillantes
Son utilisation en gravure date du milieu du xxème siècle.
C’est un mélange de carbone et de silicium dilué à
chaud avec une résine plastique.
L a planche est utilisé dans le sens du fil. Sont délimités
au canif les surfaces qui précisent le dessin souhaité.
A l’aide de ciseaux ou de gouge, le niveau des surfaces ne devant
apparaître à l’impression, est abaissée. La
gravure sur bois est imprimée à l’aide d’une
presse ou à l’aide d’une cuillère ou d’un
bren. Elle est généralement conçue pour utiliser
en contraste le noir et le blanc. A la fin du 19ème siècle,
l’emploi du papier verré introduit la possibilité
de nuances. Elle peut être encrée comme une gravure en creux,
ce qui entraîne parfois une difficulté d’identification
des techniques.
Son principe est semblable à celui de la gravure sur bois mais
la taille en est plus aisée. Le linoléum, matériau
composé d’une toile de jute à la base et d’un
agglomérat de poudre de liège, d’huile de lin et de
gomme, possède une texture homogène parfaitement plane et
régulière. Brûlé ou attaqué par des
acides, il s’invente des matières dont l’artistes peut
profiter.
La pointe-sèche est une tige de métal ronde et à
la pointe acérée. Elle attaque le métal en soulevant
une barbe de chaque côté de trait. C’est cette dentelle
fragile de métal qui retiendra l’encre à l’encrage
et donnera un caractère échevelé au trait. La barbe
aura cependant tendance à s’écraser sous la pression
de la presse et ce procédé ne permet que de très
petits tirages, à moins d’aciérer la plaque par procédé
d’électrolyse.
Ce terme couvre la combinaison de différentes techniques d’impression
de gravures. Durant ce dernier siècle, le développement
de la gravure a eu tendance à éliminer les catégories
spécifiques, traditionnelles. Si, pour réaliser une gravure
en couleur on dessinait autant de planches qu’il y avait de couleurs,
Hayter lui, un grand novateur, emploie les différentes profondeurs
des morsures pour les remplir d’encre de viscosités distinctes
et obtenir ainsi plusieurs couleurs en un seul passage à la presse.
Un autre développement de la gravure est celui qui consiste à,
non plus creuser le métal, mais à y faire adhérer
différentes poudres donnant des reliefs. Possibilités infinies.
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